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Dans le port de Kingston, un pécheur jamaïcain amarre son bateau en prévision du passage du cyclone Ivan dont les vents soufflant à près de 240 kilomètres/heure ont dévasté une partie de l'île de la Grenade, mercredi. Ivan a déjà fait une vingtaine de morts et provoqué d'importants dégâts dans les Caraïbes. L'état d'urgence a été imposé en Jamaïque et des mesures de précaution ont également été prises en Haïti, aux îles Caïmans, à Cuba et dans le sud-est des Etats-Unis, les prochaines étapes prévues d'Ivan, l'un des cyclones les plus puissants des dernières années dont l'œil se trouvait, vendredi à 17 heures heure française à 245 kilomètres au sud-est de Kingston, la capitale de la Jamaïque, qu'il devrait atteindre entre vendredi soir et samedi matin.
Les autorités de la Jamaïque ont renouvelé vendredi leurs appels d'urgence aux 2,7 millions d'habitants de l'île à ne pas s'approcher des côtes. «Des vagues fortes et dangereuses peuvent déferler dans les zones touchées», a averti le bureau de prévision et de gestion des catastrophes, qui attend également des chutes d'eau entre 15 et 25 cm. Un demi-million d'habitants ont été priés d'évacuer leur logement et à rejoindre les abris, notamment des églises et des écoles réquisitionnées. L'aéroport de Kingston a été fermé jeudi soir, après que de nombreux touristes ont quitté l'île sur des vols exceptionnels. Air Jamaica a également annulé tous ses vols. Le Premier ministre PJ Patterson a appelé jeudi la population à «rester calme et à agir de manière responsable». Il a également mis en garde les pilleurs éventuels, en promettant «d'invoquer les pouvoirs exceptionnels».
Ivan pourrait être la pire catastrophe naturelle à frapper la Jamaïque depuis le cyclone Gilbert qui, en 1988, avait dévasté l'île dont le tourisme est l'une des principales ressources. (Libération.fr)
