LE MONDE SELON LA NATURE N'oublions pas que la nature est fragile !

septembre 12, 2004

ivan

Dans le port de Kingston, un pécheur jamaïcain amarre son bateau en prévision du passage du cyclone Ivan dont les vents soufflant à près de 240 kilomètres/heure ont dévasté une partie de l'île de la Grenade, mercredi. Ivan a déjà fait une vingtaine de morts et provoqué d'importants dégâts dans les Caraïbes. L'état d'urgence a été imposé en Jamaïque et des mesures de précaution ont également été prises en Haïti, aux îles Caïmans, à Cuba et dans le sud-est des Etats-Unis, les prochaines étapes prévues d'Ivan, l'un des cyclones les plus puissants des dernières années dont l'œil se trouvait, vendredi à 17 heures heure française à 245 kilomètres au sud-est de Kingston, la capitale de la Jamaïque, qu'il devrait atteindre entre vendredi soir et samedi matin.
Les autorités de la Jamaïque ont renouvelé vendredi leurs appels d'urgence aux 2,7 millions d'habitants de l'île à ne pas s'approcher des côtes. «Des vagues fortes et dangereuses peuvent déferler dans les zones touchées», a averti le bureau de prévision et de gestion des catastrophes, qui attend également des chutes d'eau entre 15 et 25 cm. Un demi-million d'habitants ont été priés d'évacuer leur logement et à rejoindre les abris, notamment des églises et des écoles réquisitionnées. L'aéroport de Kingston a été fermé jeudi soir, après que de nombreux touristes ont quitté l'île sur des vols exceptionnels. Air Jamaica a également annulé tous ses vols. Le Premier ministre PJ Patterson a appelé jeudi la population à «rester calme et à agir de manière responsable». Il a également mis en garde les pilleurs éventuels, en promettant «d'invoquer les pouvoirs exceptionnels».
Ivan pourrait être la pire catastrophe naturelle à frapper la Jamaïque depuis le cyclone Gilbert qui, en 1988, avait dévasté l'île dont le tourisme est l'une des principales ressources. (Libération.fr)

août 31, 2004

chaba, le typhon arrive


Une vague atteint Kagoshima, dans le sud-ouest du Japon, alors que le typhon Chaba a touché dimanche et lundi l'île de Kyushu, au sud-ouest de l'archipel, tuant, selon les autorités, 5 personnes et faisant au moins 50 blessés. Chaba est le typhon le plus violent des 16 qui ont touché le Japon cette année, avec des vents atteignant 210km/h, un record pour la région.
En prévision de l'arrivée du typhon à Kyushu, les autorités avaient fait évacuer plus de 6.000 personnes. Lundi, 350.000 foyers étaient privés d'électricité et les transports étaient fortement perturbés. Toutes les autoroutes de Kyushu ont été fermées, les vols entre à destination du reste du Japon ont été annulés, et 115 trains à grande vitesse bloqués.
Le typhon, dont le centre se situait à 4h GMT à 900km au sud-ouest de Tokyo, à Kumamoto, se dirige vers le nord-est à une vitesse de 40km/h selon l'Agence météorologique.(Libération.fr)

août 27, 2004

Aere le destructeur

vendredi 27 août 2004 - 15:31

Un hélicoptère survole une maison submergée par les eaux à Paniqui Tarlac, dans le nord des Philippines, vendredi. Des hélicoptères de l'armée de l'air ont aéroporté 70 personnes réfugiées sur les toits de leurs maisons et des bateaux ont permis d'évacuer des dizaines d'habitants vers les terres plus en hauteur. Les hélicoptères ont également distribué des vivres aux personnes isolées.
A Manille, la capitale, les écoles et les administrations ont été fermées. Le dernier bilan du Centre national de coordination des catastrophes est de 17 morts, en majorité noyés, et des milliers de personnes ont été déplacés. Les Philippines subissent pour la cinquième journée consécutive des pluies diluviennes, retombées des typhons Aere et Chaba qui ont touché cette semaine l'Asie du Sud-Est. Aere s'est transformé en tempête tropicale et Chaba n'est plus considéré comme un «super typhon». Mais il se dirige vers l'île de Kyushu, à l'extrême sud du Japon où de très fortes pluies sont prévues.

août 25, 2004

Le typhon Megi

Après avoir provoqué le mort de quatre personnes et la disparition de deux autres en Corée du Sud, le typhon est revenu au Japon vendredi.
Le typhon Megi, qui ravage l'Asie du Nord-Est depuis mardi 17 août, a fait 18 morts et disparus en Corée du Sud et au Japon, selon des bilans publiés vendredi 20 par les autorités.
Pour le seul Japon, le décompte des morts et disparus a été porté à douze vendredi, où le typhon est revenu après avoir frappé la Corée du Sud jeudi.

Près de 140 000 personnes étaient toujours sans électricité vendredi dans l'archipel et 2 234 habitations ont été inondées.
Tandis qu'il circulait en scooter, un homme de 68 ans a été fauché par un panneau d'affichage arraché par les vents violents dans le nord de l'île principale de l'archipel, Honshu. Un homme de 24 ans s'est noyé dans le chavirement d'un bateau à quelque 300 km à l'ouest de Tokyo. Parmi les trois autres occupants de l'embarcation, deux ont réussi à regagner le rivage tandis qu'un autre a été porté disparu. Ces morts ou disparus s'ajoutent aux neuf décès déjà enregistrés depuis mardi au Japon.
Les 170 personnes, dont 134 enfants de 11 et 12 ans qui participaient à une école d'été, ont en revanche pu être récupérées par hélicoptère du village de montagne où ils étaient bloqués depuis mardi en raison de l'effondrement des routes y menant.
Jeudi, le typhon a fait quatre morts et deux disparus dans le sud de la péninsule coréenne, a indiqué l'agence gouvernementale chargée des secours, précisant que les inondations ont fait 2 400 sans-abri.
"Megi" (poisson, en coréen) avait commencé par frapper le sud-ouest du Japon mardi avant de se détourner vers la Corée du Sud jeudi puis de revenir au Japon, dans le Nord cette fois, vendredi. Selon l'agence météorologique nippone, 227 millimètres d'eau sont tombés durant les dernières 24 heures sur l'île septentrionale du Hokkaido. Megi est le quinzième typhon de la saison. Il devrait se transformer en tempête tropicale vendredi dans la soirée.
Avec AFP, source

Approche du typhon Aere

Un autre typhon, encore plus puissant, Chaba, a ravagé de son côté les Mariannes, dans le Pacifique Nord, y faisant au moins deux morts et un disparu. Aux Philippines, des pluies torrentielles provoquées par les deux typhons ont fait sept morts et disparus.
Les côtes du sud-est de la Chine se prépare à recevoir le typhon Aere, attendu mercredi 25 août au soir.

Quelque 218 000 personnes ont été évacuées et environ 10 000 bateaux ont reçu l'ordre de rentrer au port dans la province cotière du Fujian, selon le département de contrôle des inondations. Le Fujian devrait être le principal point de chute du typhon mais la province voisine du Zhejiang risque d'être touchée et 249 000 personnes ont été évacuées des zones à risque, a indiqué l'agence officielle Chine nouvelle.

Le typhon Aere, après avoir frappé Taïwan mardi, était attendu dans la soirée sur le continent, plus d'une semaine après le passage sur les côtes du Zhejiang du typhon Rananim, qui avait tué au moins 164 personnes. Il progressait à 15-20 km/h avec des vents soufflant à 140 km/h et se trouvait à 70 km des côtes en début d'après-midi (8 h 30 à Paris).

A Taïpeh, les marchés financiers, écoles et bureaux sont restés fermés pour le deuxième jour de suite alors que le typhon passait au nord de la capitale taïwanaise. Quinze personnes y ont été blessées et un homme de 72 ans était porté disparu mercredi dans le comté de Nantou, dans le centre, après des inondations. Le typhon avait déjà fait sept morts, quatre pêcheurs taïwanais, un pêcheur de Hongkong et deux nageuses japonaises lundi.

Le premier ministre taïwanais, Yu Shyi-kun, qui était attendu mercredi matin sur l'aéroport de Taïpeh, a été dérouté sur Okinawa, dans le sud du Japon, à cause du mauvais temps, a déclaré un porte-parole des China Airlines, la compagnie taïwanaise. Quelque 250 000 foyers ont été privés d'électricité, et 770 000 d'eau potable. Des milliers de personnes ont également été évacuées de zones à risque de crainte de glissements de terrain et d'inondations. Les vols internationaux et intérieurs ont été annulés à l'aéroport Tchang Kaï-Chek de Taïpeh.

"SUPER-TYPHON"

Aux Philippines, quatre personnes ont été tuées et trois autres ont disparu mercredi sur la grande île de Luzon en raison de fortes pluies dues à Aere et à Chaba, qualifié de "super-typhon" en raison de sa violence. Certains quartiers de Manille étaient sous près d'un mètre d'eau.

Aux Mariannes, dans le Pacifique Nord, Chaba, dont les vents peuvent atteindre 290 km/h, a fait deux morts et un disparu, ont déclaré mercredi les autorités. Le typhon a frappé les Mariannes et l'île de Guam voisine pendant trois jours depuis samedi. Selon la responsable des urgences des Mariannes, Vicky Villagomez, les dégâts sont évalués à plus de 18 millions de dollars (14,8 millions d'euros).

Chaba se dirigeait vers le nord-ouest et devait toucher Okinawa, dans l'extrême sud du Japon, au nord de Taïpeh, vendredi, selon la météo japonaise. Un typhon devient un super-typhon dans le nord-ouest du Pacifique lorsque ses vents atteignent les 241 km/h.

Les Mariannes du Nord, 17 îles de 80 000 habitants, sont situées à 2 400 km au sud de Tokyo. Guam, au sud des Mariannes, est peuplée de plus de 150 000 personnes, et abrite une grande base navale et aérienne américaine.

Avec AFP

Avec les oiseaux migrateurs et les phoques, en baie de Somme

La barge rousse est vraiment barge. Follement impressionnante même ! Bien plus qu'une volée d'Airbus ou de Boeing, ces oiseaux-machines shootés au pétrole. Pensez donc : c'est elle, la barge rousse, ce petit échassier aux longues pattes et au doux poitrail orangé, qui a inventé - entre autres migrateurs ailés - le vol sans escale Afrique-Europe, soit quelque 5 000 km avalés en 70 heures.

Partie du Sénégal ou du Niger, elle ne prend qu'une vingtaine de jours pour se refaire une santé du côté des Pays-Bas, et hop ! la voilà de nouveau envolée, cette fois pour la Laponie.
Des allumés du ciel comme la barge rousse, le chevalier gambette ou la spatule blanche, le parc ornithologique du Marquenterre, à la pointe nord de la baie de Somme, en regorge. On peut y flâner tout au long de l'année : le calendrier des départs et des arrivées varie d'une espèce à l'autre, mais, toutes plumes confondues, la migration dure neuf mois sur douze.
Parmi les habitués du parc, beaucoup ont leur saison et leurs voyageurs préférés... La plupart des échassiers se posent sur la côte picarde vers la fin juin, avant de redescendre progressivement plus au sud, vers l'Afrique, qui fut, il y a quelques dizaines de milliers d'années, leur grand berceau originel et dont, chose inouïe, ils ont gardé la mémoire. Pour Philippe Carruette, ornithologue au Marquenterre et auteur d'un ouvrage sur La Cigogne blanche (Delachaux et Niestlé, 2003), cette mémoire des oiseaux, "essentiellement visuelle", reste une merveille et une énigme.
"J'ai l'impression de ne comprendre qu'une infime partie de ce qui se passe", sourit ce passionné des animaux, qui sillonne jour après jour, comme sept autres guides-animateurs, les 240 hectares du parc ornithologique, inauguré en 1973. "Pour survivre, désormais, les oiseaux auront besoin des hommes. Il faut les respecter, les protéger - de l'urbanisation, par exemple", souligne Philippe Carruette.
Relativement épargnée par le béton, la région a eu aussi la bonne idée, pas si commune, de se doter d'un syndicat mixte pour l'aménagement de la côte picarde particulièrement dynamique et rigoureux. C'est lui qui assure la gestion du parc ornithologique, dans le cadre européen de Natura 2000.
Ancien polder des années 1960, le parc du Marquenterre a d'abord été dédié aux tulipes, aux jacinthes et aux glaïeuls d'exportation, avant de se transformer en résidence-nature pour oiseaux migrateurs. De l'oie au coucou, en passant par l'hirondelle, le canard ou le héron, la baie de Somme, classée réserve naturelle en 1994, n'avait évidemment pas attendu les efforts des édiles et des ornithologues pour se peupler de volatiles. Il suffit de suivre les ébats de la religieuse, de l'arlequin, du chevalier piedrouge et autres "oiseaux de la mer et du marécage", que Colette observe sur la plage du Crotoy durant un bel été des années 1900, pour s'en convaincre...
A l'époque, ce qui faisait la différence, ce n'était pas les oiseaux, ni les dangers de l'urbanisation ou la destruction des bocages. La différence avec aujourd'hui, c'était la mer. Ou, plus exactement, la profondeur de l'estuaire. Le chemin de fer reliant le port du Crotoy à Noyelles-sur-Mer, Saint-Valery-sur-Somme et, pour finir, Cayeux-sur-Mer était monté... sur pilotis. La mer et la Somme mangeaient tout. Ensablement oblige, la baie, au fil des ans, s'est considérablement rétrécie. D'une superficie de quelque 200 km2 il y a trois siècles, elle ne s'étale plus aujourd'hui que sur 70 km2. Et les plages de Noyelles sont devenues des prés...
La première fois qu'il a traversé la baie de Somme, Jérôme Cressent devait avoir 10 ou 12 ans. Il accompagnait alors son père à la chasse. "La baie, c'est un jardin, résume-t-il simplement. Un jardin riche en gibiers à plumes, mais aussi en coquillages - les fameuses coques -, en crevettes, en poissons - le carrelet, par exemple, qu'on pêche à la marée descendante -, sans oublier les diverses plantes ou herbes comestibles qui tapissent l'estuaire et font la joie des tables à la mode." C'est la grand-mère de Jérôme qui lui a appris à pêcher l'anguille, la nuit, dans les marais. Mais son vrai plaisir à lui, c'est la chasse. Il suffit de l'entendre imiter soudainement le cri du courlis courlieux, le visage levé vers le ciel, et d'entendre les oiseaux lui répondre pour comprendre. On devine, à l'écouter parler, que son cœur ne penche pas franchement pour le parti des Verts.
Ironie (ou dureté) de l'histoire, que l'on soit comme Jérôme un chasseur passionné ou, comme d'autres, de vulgaires porteurs de fusils - gratifiés, du fait de leur caractère borné, du surnom local de "collés-aux-moules" -, il a fallu se rendre à l'évidence : développement du tourisme et respect de l'environnement sont devenus indissociables.
Ce sont d'ailleurs les chasseurs, via leur association Rando-Nature, qui ont les premiers proposé aux touristes la traversée de la baie à pied. Et Jérôme, tout naturellement, a été embauché. "Il y a cinq ou six ans, l'idée d'interdire la chasse aux oiseaux migrateurs pendant le mois de février, c'était la révolution ! se souvient Philippe Carruette. Aujourd'hui, on trouve même des chasseurs qui reconnaissent que c'est une bonne chose."
La traversée guidée de la baie et la visite du parc ornithologique du Marquenterre sont d'ailleurs devenus, l'un comme l'autre, des musts du tourisme local. Ce succès mérité fait qu'il est désormais indispensable, surtout pour les groupes, de réserver à l'avance. D'ici à ce que la baie de Somme ressemble à la place du Tertre, il y a encore un pas...
Pas besoin de guide, en revanche, pour se promener sur la dune de galets du village du Hourdel, dont le phare domine la rive sud de la baie. Dès que la mer commence à descendre, les phoques autochtones, alias veaux marins, pointent le museau et viennent s'étendre sur les bancs de sable, afin de prendre leur rituel bain de soleil. Se mêlent à eux, souvent, quelques phoques gris. Ceux-là, d'origine bretonne, ne sont que de passage.
Veaux marins ou phoques gris, tous ont "besoin de soleil, de lumière et de vitamine D", explique Jean-Michel Doliger, intarissable amoureux de la baie et fondateur de l'association culturelle Tam-2000. "Alors qu'en 1987 on ne comptait plus qu'une douzaine de phoques, on en a dénombré cent treize en septembre 2003", note- t-il. Ce sont les bénévoles de l'association Picardie Nature (Le Monde du 14 février 1997) qui se chargent, au début de l'été, de récupérer les bébés phoques égarés et de les remettre à l'eau trois mois après leur naissance, généralement en septembre.
Le temps n'est plus où la haute société parisienne venait en baie de Somme pour des parties de chasse au phoque et où les pêcheurs du cru participaient eux aussi au massacre, "car ils considéraient les phoques comme des nuisibles qui leur mangeaient le poisson !", souligne Jean-Michel Doliger. Lui-même se rappelle cette affiche de 1880, trouvée chez un brocanteur, faisant la réclame de chaussures "en véritable peau de veau marin de la baie de Somme".
Les phoques, tout comme les oiseaux, sont de nouveau chez eux ici. Les randonneurs et les cyclistes aussi, de plus en plus nombreux, modestes et humains migrateurs, qui flânent à plaisir entre dunes de sable et bocages. Qui a dit que la barge rousse était folle ?

Catherine Simon

La baleine échouée dans la baie de Rio n'a pas survécu


La baleine à bosse qui s'était échouée dimanche matin 8 août sur une plage de la baie de Rio de Janeiro est morte mardi en début d'après-midi, malgré six tentatives de sauvetage d'une unité spécialisée du corps des pompiers.
L'unité avait fait appel mardi à un remorqueur de Petrobras, la compagnie nationale pétrolière brésilienne, pour tenter de délivrer le cétacé, un animal âgé d'un an, de 10 mètres de long et pesant entre 8 et 10 tonnes.

Les pompiers avaient auparavant eu recours à des câbles et à un filet fournis par les fusiliers marins puis à une première remorqueuse pour tenter de déséchouer l'animal. Ils ont aussi travaillé pour retirer du sable sous le corps de la baleine, afin de lui permettre de respirer plus librement.

Les secouristes avaient dû interrompre leur travail lundi à la tombée de la nuit. "Peut-être qu'elle pourra se débrouiller toute seule, quand la marée montera à son maximum", espérait alors une biologiste de l'université de l'Etat de Rio de Janeiro, appelée en renfort.
Au total, plus de cent personnes ont participé aux tentatives de sauvetage de l'animal, y compris des biologistes et des océanographes. Mais leurs efforts auront été vains.
Selon les biologistes, les chances de survie de la baleine étaient faibles en raison du poids et de l'augmentation de la température du corps de l'animal échoué, rendant difficile le fonctionnement des organes vitaux.
Ce type de baleine transite durant l'hiver austral le long de la côte brésilienne, en route vers le nord, où elles se reproduisent au large des côtes du nord-est brésilien. Au printemps, ces cétacés retournent vers l'Atlantique sud, accompagnés de leur progéniture.
Avec AFP (le monde )

août 24, 2004

L'été des typhons en Asie

mardi 24 août 2004 - 13:09

Des touristes courent pour échapper aux vagues dans le port de Keelung, au nord de Taïwan. Le typhon Aere a frappé mardi le nord de Taïwan et l'extrême sud du Japon avec des vents soufflant à plus de 130km/h. Le dernier bilan est de sept morts, deux jeunes filles au Japon, un pêcheur à Hong-Kong et quatre autres pêcheurs disparus en mer au large de Taïwan. Aere est la plus importante tempête à toucher l'île cette année, provoquant des inondations, des glissements de terrain, des coupures d'électricité et la fermeture de la plupart des établissements publics. Les météorologues craignent un «effet double-typhon» si Aere venait à se combiner au typhon Chaba, qui touche actuellement le nord de l'île de Guam et se dirige vers le Japon.
Selon les prévisions, les deux typhons se dirigent respectivement vers l'ouest et le nord-ouest, en mer de Chine Orientale. Depuis le début de l'été, l'Asie est particulièrement touchée par les typhons, en juillet Mindulle faisait 22 morts et 14 disparus à Taïwan, tandis que le typhon Megi ravage l'Asie du sud-est depuis la semaine dernière, faisant 18 morts et disparus en Corée du sud et au Japon selon les derniers bilans. A la mi-août le typhon Rananim avait causé la mort de 164 personnes en Chine.(Libération.fr)